Terreur à Magidkemia
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Epilogue

Chapitre 7

Maranne était émerveillée.
En plus de la surprise engendrée par son sauvetage in-extremis par ce groupe de créatures aquatiques mystérieuses, elle ressentait une étrange admiration face à la féerie de l'endroit où elle avait été conduite. Le jardin de fleurs, les multiples jets d'eau ainsi que les différentes essences d'arbre donnaient à l'île une ambiance proche de celle d'un véritable paradis. Ce sentiment était accentué par l'enchaînement des couleurs que la jeune fille venait de vivre lors de sa remontée progressive depuis le fond de l'île, immergé et accessible depuis une immense grotte sous-marine, en allant du bleu-gris relativement neutre des profondeurs de l'océan jusqu'aux contrastes saisissant des couleurs une fois les rayons du soleil levant apparus au petit matin.

Ses mystérieux sauveteurs s'étaient alors présentés à elle comme les descendants du peuple des océans, à l'origine des nombreuses légendes racontées dans les villages de pêcheur des archipels du Milieu. Les ondins, qui règnaient jadis en maître sur les mers de Magidkemia,  n'avaient donc pas entièrement disparus. Ils vivaient maintenant à l'abri des autres peuples, sur une île non répertoriée au sud-est des archipels baptisée Téfeiri, du nom du dieu des créatures aquatiques. Leur technologie avancée leur avait permis non seulement de rester cachés aux yeux du reste du monde, mais aussi de pourvoir secourir les pêcheurs grâce à des artefacts permettant de respirer sous l'eau. Les ondins possédant les deux systèmes de poumons et branchies, ils évoluaient quant à eux sans problème en milieu aérien.

Maranne se retourna à l'approche du petit groupe d'ondins qui venait à la rencontre de l'ensemble pêcheurs miraculeusement sauvés. Celui des ondins qui semblait diriger le groupe prit la parole : "Amis humains, vous êtes ici en sécurité. Nos sorciers maintiennent notre île à l'abri de la marée noire qui vous a causé la perte de votre archipel". A ces paroles plusieurs pêcheurs ne purent retenir un soupir de désespoir profond.
"Mais d'autres peuples de Magidkemia sont en grand danger", reprit l'ondin."Nous devons lancer au plus tôt des expéditions pour leur apporter nos informations et notre soutien technologique. Notre premier groupe partira ce soir, à la tombée de la nuit, en empruntant les courants sous-marins. Ceux d'entre vous qui le désirent pourront les accompagner. En attendant, vous pouvez vous reposer et profiter des fruits de ce jardin pour vous remettre de votre plongée de cette nuit". Ce discours terminé, les ondins repartirent aussi discrètement qu'ils étaient arrivés.

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*   *

Maranne avait longuement réfléchi.
Les événements des deux derniers jours avaient éveillés en elle une sorte de passion pour le monde extérieur, et un désintérêt pour la vie de simple pêcheur qu'elle s'était résignée à mener avant. L'émerveillement lié à la découverte des ondins avait également pesé beaucoup dans la décision qu'elle venait de prendre. Elle était maintenant persuadé qu'elle avait un rôle à jouer dans la lutte contre les puissances du mal qui menaçaient Magidkemia. Les paroles de Calis alors qu'il reprenait les airs sur le dos de son dragon résonnaient encore dans sa tête. Le destin de magicienne que ce personnage quasi-mythique lui avait prédit lui semblait à la fois incroyable et tellement réel. Pour lever cette ambiguité, il fallait maintenant qu'elle prenne son avenir en main.

Elle partirait ce soir avec les ondins.



Vous avez choisi la suite de cette aventure épique :
3 voix
Le groupe d'ondins part vers les plaines de la Mtenda à l'est, afin de rencontrer les tribus de chasseurs.
5 voix
Le groupe d'ondins part vers les forêts de la Yavimaya au nord-ouest, afin de rencontrer les elfes noirs, cousins éloignés des elfes de Llanowar.
3 voix
Le groupe d'ondins part vers les marais des Dauthis à l'ouest, afin de rencontrer les hommes-serpents.


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*   *
Le petit groupe se reposait sur les berges du grand fleuve, et écoutait le bruit diffus du courant pénétrant les eaux calmes de la mer. Ils avaient décidé de camper au bord de l'estuaire, afin de récupérer un maximum de forces avant de s'engager à contre courant sur le fleuve, à l'intérieur de la forêt de la Yavimaya. Leur voyage sous-marin depuis l'île de Téfeiri avait duré toute la nuit,ainsi qu'une grande partie de la journée qui avait suivi. Même si Maranne s'était laissée porté par les ondins de la même manière qu'elle avait été sauvée lors de son naufrage, elle ressentait la fatigue d'un séjour trop prolongé dans l'eau. Elle appréciait cette pause dans leur périple, et l'air frais qui emplissait maintenant ses poumons lui faisait peu à peu oublier le manque de confort et la gêne respiratoire engendrés par l'utilisation des mystérieux artefacts des ondins. Allongée sur le sol elle attendait le sommeil, en écoutant les bruits étonnants de la forêt. De nombreux cris d'animaux lui était en effet complètement étrangers, elle qui ne connaissait que les créatures de son île natale. Elle essaya de se rassurer en levant une dernière fois la tête pour regarder les trois ondins qui assuraient le tour de garde, sentant que la fatigue l'emportait peu à peu sur l'angoisse que suscitait naturellement en elle ce territoire inconnu.

Elle venait à peine de s'endormir quand les ombres commencèrent à encercler le campement.


Chapitre 8