Terreur à Magidkemia
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Epilogue

Chapitre 1

Le ciel s'assombrissait.
Comme à chaque fois qu'un orage menaçe, Cédrik et ses compagnons de jeu se précipitèrent hors de la clairière de récréation pour rejoindre le plus vite possible leurs foyers respectifs. Les enfants des peuples des montagnes n'ont pas besoin d'apprendre à craindre les manifestations brutales des orages. C'est inscrit dans leur gènes, aussi sûrement que la crainte des orques et des gobelins qui ravagent les contrées du nord. La foudre, frappant au hasard des pics, avait souvent causé des dégâts terribles parmi les habitations des tribus locales.
Cédrik savait comme tous les autres que l'orage serait peut-être sans conséquences, mais il se souvenait du feu de forêt sur le versant opposé à celui qu'il gravissait en ce moment même, créé par un seul éclair, et qui avait dévasté une bonne partie du domaine de chasse des elfes de Llanowar. Il accéléra sa course, distançant les autres enfants.
Arrivant tous essouflés à l'entrée de la caverne principale, les jeunes nains ralentirent l'allure, maintenant protégés par la montagne dans laquelle il pénétraient. Sans hésitations, chacun suivit alors un itinéraire précis dans le dédale de galeries creusées par des générations de nains. Cédrik connaissait chaque couloir par coeur, le jeu de cachette étant le favori de tous les enfants nains. Il continua à réfléchir aux orages et à leurs conséquences désastreuses, tout en évoluant dans les galeries de plus en plus étroites et sombres.
Alors qu'il atteignait les premières portes du quartier familial, il s'arrêta net. "Zarma et ses oeufs !", dit-il à voix haute comme pour mieux réaliser le danger encourus par l'animal et sa future progéniture. "Je ne peux pas les laisser là-haut sans protection !". Il repartit en sens inverse à toute allure, affolé par le sort réservé à la femelle épervier qu'il avait mis tant de temps à apprivoiser.
Cédrik avait recueilli quelques mois plus tôt cet épervier, blessé à une aile. Avec l'aide de Tarok, le vieux nain guérisseur de sa tribu, il avait réussi à remettre sur pieds l'animal. Au moment de rendre sa liberté à cette jeune femelle, celle-ci, après un long vol circulaire autour de la montagne, s'était posée sur un rocher à quelques mètres de Cédrik, comme pour le remercier d'avoir pris soin d'elle. Le jeune nain avait continué à nourrir l'épervier quotidiennement, et l'animal se laissait approcher de plus en plus. Ils devinrent rapidement compagnons de jeu pendant quelques minutes par jour, chacun appréciant et respectant l'autre. Cédrik avait fini par la baptiser Zarma, du nom de l'ancienne déesse des cieux qui protégeait les tribus naines du temps où les nains adoraient de multiples dieux. Au printemps qui suivit, Zarma avait trouvé un épervier mâle pour s'accoupler, et quelques semaines plus tard des oeufs étaient apparus dans le nid que seul Cédrik pouvait approcher. Le compagnon de Zarma tolérait le nain, mais leurs rapports s'arrêtaient là, l'épervier mâle préférant s'envoler du nid pendant les visites de Cédrik.
Alors qu'il approchait de la sortie, Cédrik eu juste le temps de se cacher derrière un rocher pour ne pas être vu par son père qui rentrait à grandes enjambées de la chasse. Le besace était bombée, les lapins affolés par l'orage s'étaient fait piégé plus facilement. Le jeune nain attendit qu'il n'y ait plus personne en vue puis bondit hors de la galerie.
L'air extérieur était pesant et électrique. "La foudre ne va pas tomber bien loin", pensa Cédrik tout en escaladant le versant menant au nid des éperviers. Les premières gouttes de pluie commençait à tomber, il allait falloir faire très vite.
Alors qu'il se hissait à l'aide de ses deux bras pour atteindre l'arête qui bordait le pic sommital, les pieds suspendus dans le vide, une de ses mains glissa sur la roche humide et il se retrouva en position très délicate, ne tenant plus que par une main au dessus du vide. S'arc-boutant de toute ses forces, il essaya de se rétablir... en vain.
Cédrik savait qu'il ne tiendrait pas longtemps comme ça. Crier ne servirait à rien, les grondements du tonnerre couvrant sa voix. Il sentait petit à petit ses forces l'abandonner. "La chute ne sera peut-être pas mortelle" pensa-t-il, mais au fond de lui il sentait qu'il n'avait quasiment aucune chance de s'en sortir vivant. Alors qu'à bout de force, sa main commençait à desserrer son étreinte...


Vous avez choisi la suite de cette aventure épique parmi les trois propositions suivantes :
 
1 voix
Une main attrape son poignet et le hisse sur l'arête. Un horrible orque vient de le capturer et est bien décidé à en faire son prochain repas !!!
7 voix
Une force magique le soulève et l'emporte sur l'arête. Cédrik y retrouve un homme agé, qui arrête l'orage grâce à une incantation des plus étrange.
2 voix
Un aigle géant le prend sur son dos alors qu'il chute, et l'emmène au sommet du pic où se trouve une femme ailée de grande beauté, les deux éperviers juchés sur ses épaules.

Le scénario 2 est donc celui qui va guider la suite... que voici :



... Cédrik sentit soudain son corps devenir aussi léger qu'une plume. Il avait effectivement laché prise, mais il ne tombait pas. C'était comme si une gigantesque main invisible le maintenait dans les airs, en défiant les forces de la pesanteur. Abasourdi, le jeune nain pensa tout d'abord être victime d'une folie passagère due au stress de la chute qu'il devait être en train de vivre, mais la pluie maintenant battante sur son visage le ramena à la réalité. L'effet incroyable se prolongea. Il s'accentua même, Cédrik commençant à monter doucement le long de la paroi, toujours dans un état de lévitation inexplicable. Il franchit ainsi le surplomb qui aurait dû lui être fatal, et s'approcha de l'arête somitale, à quelques mètres du nid des deux éperviers. Il se posa en douceur sur un rocher, et il sentit petit à petit son poids redevenir normal, ses pieds reprenant un contact rassurant avec le sol ferme.
Oubliant quelques instants les minutes extraordinaires qu'il venait de vivre, il escalada sans difficulté les rocs qui menaient au nid, et regarda à l'intérieur. Les oeufs avaient disparus !!! Il leva la tête, à l'écoute d'éventuels cris des deux oiseaux... en vain. Le ciel était toujours aussi gris, la pluie tombait toujours aussi drue, et le grondement de l'orage se faisait de plus en plus sourd. Le jeune nain était tellement choqué par son expérience de lévitation et par sa découverte du nid vide qu'il ne sentait pas son corps grelottant sous ses vêtements trempés. Les éperviers avaient dû fuir vers des cieux plus cléments, mais Cédrik n'arrivait pas à comprendre ce que les oeufs étaient devenus. Perdu dans ses pensées, il ne pensait même plus à se mettre à l'abri du vent glacial qui soufflait à présent sur l'arête.

"- Les éperviers et leurs petits sont à l'abri, petit homme", entendit soudain Cédrik, dans son dos.


Chapitre 2